Depuis toujours m’habite un questionnement autour de l’identité et de la manière dont s’articule l’intime et le public, le privé et le social, l’intérieur et l’extérieur, telle une ligne de démarcation ténue, poreuse et fragile.

L’origine a été de recouvrir les couleurs de blanc, pour protéger son intimité, trouver du silence, respirer. Ou pour atténuer le bruit du monde, calmer le jeu, installer de la distance, comme un film protecteur. Je me suis dès lors intéressé à la notion de filtre:
« Dispositif destiné à favoriser ou à entraver le passage de certaines composantes de fréquence d’un signal électrique acoustique, lumineux, etc. »

Favoriser ou entraver. Le filtre qui permet de montrer, cacher, dévoiler. Le filtre comme obstacle à la lumière, au bruit, au regard de l’autre. Le filtre marque une frontière entre deux espaces et est lui-même un espace, de la ligne imaginaire à un espace particulier.
Si le filtre en faisant obstacle, devient barrière, marque une limite,  il est aussi un lien, une jonction avec une fonction d’ouverture et fermeture.

Mon travail explore cette notion de filtre au travers de différents axes et supports aussi bien photographiques que plastiques.


It all began with white.

I then started to work on the notion of filters. Filters can show, hide, and unveil. Filters can be used as light, noise or visual obstacles. Filters are boundaries between two spaces, and are space themselves from the imaginary line to a specific space.Filters are not only obstacles, creating fences, defining limits. They also are connections, links with opening and closing functions.

An inexplicable need for the colour white in my painting. Covering all other colours with white, like a protective filter. Protecting intimacy, creating silence, breathing. Like muting the noise of the outside world, taking distance, smoothing out reality.

My work is an exploration of the notion of filters, through different approaches and media, from photography to plastic art.

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